Patrimoine

Notre village de Quintal a traversé les siècles, et nous avons la chance de pouvoir toucher et vivre ce passé par ce patrimoine qui a survécu à toutes ces décennies. Situé à la porte des Bauges, il recèle des trésors souvent ignorés.


Un peu d’Histoire. . .

Pour garder la route des Bauges, les comtes du Genevois font ériger trois maisons fortes, une sur Cengle (AIlèves), une seconde à Gruffy et une troisième à Allaudon (Quintal), confiée aux chanoines du Puy, dont on trouve la trace, ici, depuis 1265. Quintal fait partie du mandement d'Alby. En 1443, la visite pastorale confirme le chapitre de Notre-Dame-du-Puy, dans sa propriété du terroir quintalis.

Quintal reste le fief des chanoines du Puy pendant quatre siècles environ. En 1641, alors que le village compte 28 feux, Garnerin Jean François achète la seigneurie, qu'il vend un an plus tard à un noble, Aimé de Méclard.
Pendant un siècle encore, le chemin de Compostelle passe par Quintal comme en témoignent les coquilles Saint Jacques sur le blason.

Si la révolution française arrête les pèlerinages, c'est en 1796 qu'Antoine Paccard, maire, crée une fonderie de cloches. Celle-ci reste dans la commune jusqu'en 1857, puis transférée à Annecy-le-Vieux, elle va connaître une renommée mondiale.

En 1851, le missionnaire Lavorel bénit la chapelle des Vernettes. Au moment de l'Annexion, Quintal compte 319 "Mdieu de leu", (Mangeurs de loups), réputés pour leur jeunesse batailleuse, turbulente et la "meute" s'accroît jusqu'en 1886 (396 Quintalis). Fanny Maigre-Calas, fille adoptive d'un descendant de Jean Calas, (roué vif en 1762 et cher à Voltaire), acquiert le château et y meurt, en 1870 (pierre tombale).

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patrimoine2  Au XIXè siècle, l'église subit quelques modifications. Avec la Grande guerre, (16 morts) et les difficultés agricoles, les jeunes quittent le pays et s'installent dans la ville voisine. L'évolution se poursuit entre les deux guerres et en 1946, on ne  compte plus que 186 habitants. Pendant vingt ans la situation ne s'améliore pas (200 habitants en 1968).
 Mais Quintal se développe à nouveau sous l'impulsion de citadins, venus chercher ici la sérénité de la campagne, à deux pas de la ville. Les premiers lotissements se multiplient, on assiste à la ré-urbanisation.

 


Les vignes

Sur les pentes du "Buï" (chemin du Pnossay) étaient cultivées les rares et insolites vignes de Quintal. Quelques ceps ont survécu jusqu’aux années 1940.
En était issu le "vin à trois", appellation non contrôlée, signifiant qu’il fallait être trois pour le déguster, deux comparses maintenant le buveur.

En bref c’était une véritable piquette !


Juridiction

Ancien Régime

Mandement : Duingt jusqu’en 1792 et Alby.
Diocèse : Annecy.
Paroisse : Visitation de Marie.

Province : Genevois

QUINTAL. Accord entre le chapitre du Puy et le comte Amédée de Genève au sujet de la juridiction de la paroisse de Quintal et l’usage de la montagne du Semnoz (1302, 18 mai), (pièces restituées du fond des archives de Cour Archivio di Stato di Torino).

Arrondissement : Annecy

Canton : Seynod


L’église de Quintal

Quintal

L'église de Quintal, du XIe siècle, est considérée comme la plus ancienne du département de la Haute-Savoie. Construite peu après l'an mil et à l'architecture très originale, elle présente un type unique en France, mêlant l'art carolingien, oriental et lombard. Cette ancienneté vénérable la rend déjà très précieuse à nos yeux, mais ce qui renforce encore cet intérêt, c'est qu'elle est parvenue pratiquement intacte jusqu'à nous. Son architecture, en effet, n'a subi aucune altération essentielle au cours des neuf siècles et demi de sa longue existence. Elle constitue un patrimoine extrêmement riche pour la commune et pour l'architecture elle-même. M. le Chanoine Berthoud l'a beaucoup étudiée et on peut découvrir ses écrits.

 

Dédiée à la Visitation de Notre-Dame, elle est édifiée dans la première moitié du Xlème siècle. Son architecture se caractérise par une nef unique, un transept en forte saillie et un chevet composé d'une abside flanquée de deux absidioles timbrées de bandes lombardes. Le même décor structure la partie inférieure du clocher rehaussé en 1834. Après la révolution, cette église fait l'objet de multiples attentions. Des particuliers la dotent de statues. Elle est restaurée en 1964 et depuis 1984 elle est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.


La chapelle des Vernettes

patrimoine3 Sur la commune, est édifiée également une chapelle appelée "la chapelle des Vernettes". Son financement a été assuré uniquement par souscription volontaire, tant de paroissiens de QUINTAL que de personnes étrangères. Sa construction a commencé,   semble-t-il, en 1839, sous le vocable de Notre-Dame du Bon Secours. Elle fut bénie par le Missionnaire Lavorel le 2 juillet 1851. Le clocheton reçut une cloche d'environ 20 kilos, sous le vocable de Marie.

 Cette cloche a été fabriquée par Nicolas Beauquis, fondeur à Quintal. La chapelle fut dotée d'une statue de la Vierge entièrement dorée à la feuille, rustique et très belle : la Vierge et l'Enfant resplendissent d'une bonté radieuse.

 Une procession vers la chapelle avait lieu annuellement le jour de l’ascension, maintenant une messe est célébrée à cette date.


Les cloches Paccard

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La Maison Paccard de la Fonderie des Cloches a coulé la première de ses cloches à Quintal. Voici les inscriptions de la première cloche : " Si je survis à la Terreur (terfeur), c'est pour annoncer le bonheur."

Elle n'a été hissée au clocher qu'après le Concordat de 1801. Cette cloche a été classée monument historique par un arrêté du Ministre de la Culture, le 29 décembre 1983.


 

En 1796, le Maire de Quintal, M. Antoine Paccard, fait venir Jean-Baptiste Pitton, fondeur à Carouge (près de Genève) pour pourvoir l'église d'une cloche. Sa vocation de fondeur de cloches se révèle. Il fond ainsi la deuxième cloche de Quintal en 1817. Un an après, il laisse sa fonderie à ses fils pour en créer une à Lyon. L'entreprise est familiale et ses membres vont perfectionner leur technique dans d'autres fonderies où ils occupent des postes importants. En 1856, la fonderie se déplace à Annecy-le-Vieux qu'elle quitte pour Sevrier en 1989, où elle se dote d'un musée de la cloche.

210 ans après, la municipalité a organisé un Week-end des Fondeurs de Cloches avec l’entreprise Paccard. La Mairie a acquis un cloche avec comme inscription: "Je chante le bonheur"


 

Le château

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 Le château, date du XVIIème siècle et a été restauré dans les années 80 par son propriétaire.


Les Croix

Quintal La croix hosannière, appelée couramment "Croix Ronde" et érigée à l'entrée du chef-lieu, est importante dans le paysage des Quintalis.

Ce type de croix est très rare dans la région.


Les bassins, les fours à pain

Bassin

De nombreux bassins et fours à pain agrémentent notre commune. Longtemps oubliés, ils sont restaurés ou en projet de restauration.


Les Promenades

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Au hameau de Laudon, le chemin des Seigneurs est l'un des chemins aisés qui permettent de découvrir de nombreuses facettes de la commune.

Les grottes de Quintal sont accessibles par un chemin qui serpente dans la fraîcheur des sous bois. Balisée au départ du chemin de Sainte-Catherine, la promenade est facile (20 mn) et prolonge le chemin des traces créé par les élèves de l’école de Quintal ; le dénivelé est faible.

Un chemin mène à l'Abbaye de Sainte Catherine qui abrita une faïencerie. La combe où elle est située surplombe Annecy. Balisé au départ du chemin de Sainte Catherine, le sentier permet d'arriver au hameau de Vovray (Commune d'Annecy) en deux heures par une promenade tranquille et magnifique à travers la forêt.

Tous les sentiers sillonnant la forêt communale ont été balisés. Ils permettent de très agréables promenades sans difficulté particulière. Un grand panneau décrivant les sentiers forestiers est fixé sur le mur du jardin du presbytère.

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Contact Info

LA MAIRIE DE QUINTAL
120  route du Semnoz
74600 QUINTAL
Tél. : 04 50 46 72 11
Fax : 04 50 46 65 49